Habitat alternatif

Les habitats alternatifs d’aujourd’hui et de demain : définition et exemples

Rédigé par : L'Equipe de rédaction
Publié le : 6 septembre 2021 à 11:28 Modifié le : 6 septembre 2021 à 11:28
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L’habitat alternatif est un mode de logement qui, comme son nom l’indique, pousse un peu les codes du milieu de l’habitat traditionnel. Comment ? Pourquoi ? C’est ce que nous allons aborder ici, en traitant de l’habitat alternatif au sens large mais aussi et surtout des différents types d’habitats alternatifs en France.

L’habitat alternatif, de quoi parle-t-on ?

Une définition de l’habitat alternatif

Selon la Loi Alur de 2014, l’habitat alternatif se définirait comme suit : “une résidence démontable constituant l’habitat permanent de ses utilisateurs”. Léger, mobile et non conventionnel, voilà ce qui peut définir l’habitat alternatif. Ceci étant dit, il peut prendre bien des formes, telles que :

  • L’habitat léger : la tiny house, la cabane, la yourte, le tipi, la maison bulle, la maison container…
  • L’habitat nomade : le mobil-home, le camping-car, le van aménagé, le voilier….
  • L’habitat insolite : la maison bulle, la maison flottante, le voilier, la maison géodésique…

Mais, si la loi instaure depuis peu cette définition, les perceptions de chacun peuvent différer.

Quelques explications supplémentaires…

Si l’on nous demande, il est effectivement difficile de donner une définition exacte de l’habitat alternatif. Pourtant dans tous les cas, celui-ci est la vitrine, non seulement d’une construction particulière mais d’un usage différent et aussi d’un véritable mode de vie alternatif.

Vivre dans un logement alternatif, c’est se confronter à des codes différents de ceux d’un habitat traditionnel.

On peut faire ce choix par nécessité (manque de moyens, de temps, de possibilités) ou alors par choix, aspirant alors à un mode de vie que l’on jugera meilleur pour soi, plus en adéquation avec sa nature profonde. L’habitat nomade par exemple peut nous permettre d’atteindre un idéal de liberté tout en conservant le confort d’une habitation de qualité. Comme dit précédemment, l’habitat alternatif est un habitat permanent dans la majorité des cas. Mais il est toutefois possible d’habiter de façon temporaire dans un logement de ce type, en cas de nécessité ou pour l’expérience.

Finalement, l’habitat alternatif est celui qui diffère de la maison ou de l’appartement individuel bâti selon les normes actuelles.

Quelques notions associées au concept d’habitat alternatif

Lorsqu’on aborde le sujet de l’habitat alternatif, on fait souvent un lien plutôt fort avec l’habitat durable ou écologique. Bien qu’il soit de plus en plus répandu, le mode de vie écoresponsable n’est pas si facile à implémenter et reste encore, à l’heure actuelle, alternatif. Écologie et habitat alternatif sont donc fréquemment des notions liées.

Au-delà de ça, alternatif rime avec minimalisme, surtout dans notre société de consommation actuelle. Vivre dans un logement alternatif, c’est aussi pour beaucoup, s’affranchir de cette pression de consommation et revenir à l’essentiel. Les habitats alternatifs étant démontables, ils sont souvent de superficie réduite, disposent du confort et des commodités essentielles à une vie sereine mais sans fioritures. L’habitat alternatif suggère ainsi un retour aux sources, à l’essentiel. Finalement, c’est aussi en cela qu’il est corrélé avec la dimension écologique.

Enfin, l’habitat alternatif peut aussi se distinguer par son coût d’acquisition ou de construction réduit. La maison écologique en kit par exemple peut pour certains représenter un habitat alternatif. D’autres y verront leur notion de “normalité” et considèreront que l’habitat alternatif, c’est avant tout un habitat nomade (roulotte, camping-car…). Généralement, un habitat alternatif de ceux cités ci-dessus aurait un prix d’accession environ 30% inférieur à la valeur du marché et permettrait à un plus grand nombre d’accéder à un logement décent.

Vous l’aurez compris : à chacun sa définition et sa perception de l’habitat alternatif. Dans la suite de cet article, nous parcourrons plusieurs catégories d’habitats qui pourraient rentrer dans cette définition.

L’habitat alternatif : quelques exemples pour mieux comprendre

L’on a évoqué plus haut quelques exemples d’habitats alternatifs. Il nous semblait toutefois important de creuser le sujet en abordant la question de l’habitat nomade et celle de l’habitat participatif.

L’habitat nomade : une alternative au logement traditionnel

L’habitat nomade peut être ou ne pas être démontable, mais une chose est sûre, il peut être qualifié d’alternatif en cela qu’il peut être transféré d’un lieu à l’autre. L’avantage avec ce type d’habitat, c’est qu’il demande peu d’entretien et est défini par un coût d’acquisition réduit. Mais choisir un habitat alternatif de ce type, c’est être au fait des conséquences que cela implique, notamment en matière d’urbanisme.

A l’instar de tous les autres habitats alternatifs au sens de la loi, il faudra par exemple toujours obtenir une déclaration préalable ou bien un permis d’aménager en Mairie avant de s’installer sur un terrain donné. L’aspect “cohabitation” est également inhérent à ce type d’habitat. D’ailleurs, intéressons-nous maintenant à cette dimension sociale.

Habitat inclusif, habitat participatif, d’autres types d’habitats alternatifs ?

L’habitat inclusif, voilà qui peut représenter un autre type d’habitat alternatif, reposant sur la recherche d’une transition socio écologique. Ce type de logement est le plus souvent dédié aux personnes âgées, atteintes d’un handicap ou encore d’une maladie neurodégénérative. Il s’agit ici de vivre dans un ensemble de logements aux parties communes collaboratives, pour aider les habitants à gagner en confort de vie et à bénéficier d’un accompagnement optimal.

Mais les personnes à mobilité réduites ne sont pas seules concernées par ce type d’habitat. Il existe des projets similaires dédiés à toutes catégories de population et étant défini comme des habitats “participatifs”. En France, les projets d’habitation alternative se développent et ce, notamment depuis la promulgation de la Loi Alur en 2014. Cette loi marque effectivement la reconnaissance législative du concept d’habitat participatif et le définit comme une “démarche citoyenne permettant à des personnes physiques ou morales de s’associer afin de participer à la définition et à la conception de leurs logements et des espaces dédiés à un usage commun”. Il ne s’agit donc pas d’un habitat alternatif de par sa construction en elle-même (bien qu’elle puisse l’être) mais bel et bien dans son administration et son usage, centré sur l’humain et sur le partage.

L’habitat participatif constitue une alternative intéressante à la crise du logement notamment en diminuant la pression foncière, mais aussi à la crise climatique puisqu’il s’agit de penser une façon plus durable et plus responsable d’occuper son habitat et d’interagir à l’échelle d’un groupe de logements.

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